..Pour la promotion de son dernier roman "Cocon", Jannette Bertrand(notre féministe québécoise) est présente sur tous les réseaux francophones et dit ses derniers questionnements: la bisexualité et l'absence de sexualité.

J'ai donc décidé d'écrire ma vision au sujet de la bisexualité... de ce que je qualifierais surtout de pluralité.

Les bisexuelles et les bisexuels ne sont pas, pour moi, des personnages d'exception. Généralement, par gêne ou par culpabilité, elles et ils se créent intérieurement leur plus profonde exclusion sociale... se terrant dans un mutisme.

Ils y a ces trop jeunes gens qui s'engagent pour la vie dans le mariage, et dont un couple sur deux divorceront. Souvent ayant procréer avant pour la survie de l'espèce. Pourquoi décider si jeunes pour toute une vie? Où est l'urgence de l'accouplement, de devenir des fonctionnaires d'une tradition hétérosexuelle? Servitude d'une fonction animale amenée par le premier homme Adam et ces deux fils incestueux: une légende qui a fait son chemin de pénis à vagins. Depuis la planète est surpeuplée et la population terrestre doit se réviser dans son rôle de la copulation.




Nous quitterons ce conformiste pour revenir à la liberté de choix de partenaires.

En commençant par l'homosexualité.

Le motivateur Jean-Marc Chaput, de passage à l'émission Pour le Plaisir, sur le réseau Radio-Canada, a déclaré qu'il avait un fils homosexuel. C'est à sa mère, lorsqu'il avait 18 ans, qu'il avoua son homosexualité. - Pourquoi tu me l'a pas dit avant? - Parce que j'attendais d'être certain. Pourquoi devoir se tourmenter si jeune? Imaginons le temps de ce billet ces tourments qu'a dû vivre cet adolescent.

Valait-il la peine de se torturer parce qu'il n'entrait pas dans le même moule que ses frères et sœurs?

Socialement allait-il s'en cacher, en rester discret toute sa vie, se confiner en vase clos dans les bars gais?

Et pour cette adolescente, qui se surprend à fantasmer, qu'elle enlace, embrase, touche les filles de sa polyvalente. Osera-t-elle risquer d'être pointée du doigt, être exclue de sa famille, perdra-t-elle l'amitié des autres filles de sont âge? Pendant qu'eux s'angoissent, les autres se faufilent dans les relations traditionnelles, la croyant sans faille...

Tous semblent vouloir l'étiquette d'un seul choix d'orientation sexuelle et ce pour la vie!

Pourtant...

Un exemple, Robert Lepage, à la cinquantaine, ayant vécu ses choix homosexuels ouvertement, avoua sur les ondes radiophoniques de Radio-Canada, que bien que présentement il vivait avec un homme, il se voyait maintenant très bien vivre avec une femme.

Lorsque nous avons une pulsion pour un être humain pourquoi la freiner?

Le choix d'une "préférence" ne devrait-elle pas s'avouer immédiatement, le plus naturellement du monde peu importe la propriété sexuelle?

Un être avec qui tout partager, avec qui la joie, la passion de vivre s'incarne, n'est-ce pas là ce que toutes et tous recherchent?

Une simple et grandiose "préférence" pour s'offrir un bonheur mesure après mesure, sans fausses notes. Que ce soit le temps d'une chanson, d'un opéra... tout en la décence ou la sagesse de se retirer bien avant le Requiem... en sachant lucidement que plus de 6-7 milliards femmes et hommes sur notre planète sont là, au détour attendant d'être préférés.

Au temps où l'espérance de vie était de 30 ans. La vie de couple dans le mariage à vie était probable dans un certain état de tolérance...

Aujourd'hui, selon certains scientifiques l'espérance de vie peut s'étendre jusqu'à 120 ans.

Réalisons donc que nous pouvons être en amour toute notre vie, mais pas nécessairement avec la même personne!

La passion, la tendresse, l'intelligence du cœur, doit nous transporter à la découverte de l'autre. À ce désir de toujours découvrir un nouveau territoire de sensualité,de jouissance quelque soit l'infinité du sexe pour une évidente qualité de vie.

Une préférence renouvelée de corps et d'esprit jumelés par ce merveilleux désir de s'enrouler ensemble sur l'autoroute de nos vies... se permettant quelques arrêts dans les haltes pour toujours mieux s'enivrer de la présence humaine qui y fourmille.

Cessons de "chercher" l'amoure et l'amour surtout et avec seulement une appartenance sexuelle exclusive, mais évoluons avant tout dans la sphère humaine dans toute sa diversité et enchantons-nous de notre mise au monde immensément peuplé.

Soyons heureuses et heureux... en amoure il ne devrait jamais y avoir l'angoisse du choix, mais la passion de se vivre dans toutes la diversité et s'épanouir universellement... ensemble sans sexisme.